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Sauvegardes, comptes et mises à jour : ce qu’une PME peut sécuriser cette semaine sans acheter une suite « cybersécurité »

10 septembre 2026 par
z80, Sebastien Schmets

On me demande souvent quelle suite acheter. Un nom vu à une foire, un centre d’opérations, un tableau de bord. Pour une boîte de quinze, je commence ailleurs. Trois gestes concrets, cette semaine, qu’on peut finir.

La sauvegarde que personne n’a jamais restaurée. Le mot de passe du NAS, encore celui de l’installation, collé dans un canal Teams. Windows, Odoo ou le NAS qui n’ont pas pris de correctif depuis trop longtemps.

J’ai déjà écrit sur facturer depuis Excel et sur automatiser les relances. Ici, on change de sujet. Pas de pourcentage d’attaques : je n’en ai pas un que je peux coller. Pour le cadre plus large côté sécurité et méthode chez z80, voir aussi le guide Watch Your Hack.

Le Centre pour la cybersécurité Belgique a un livret, CyberFondamentaux, niveau Small. Authentification multifactorielle, mises à jour tout de suite, sauvegarde hors ligne, tester la restauration, pas de droits d’administrateur pour le quotidien.

La sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée

La tâche tourne la nuit. Le voyant est vert. Personne n’a jamais sorti un fichier.

Le CCB, dans le Small : des sauvegardes automatisées, une copie hors ligne toutes les semaines ou toutes les deux semaines, et on teste la restauration à intervalles réguliers. Ils le disent pour un incident majeur, rançongiciel compris. Une copie sur le même NAS que les dossiers de travail, ça ne sépare rien. Si la machine est chiffrée ou vidée, la copie part avec.

Cette semaine, on prend un fichier qui compte. Un devis, un classeur, une facture fournisseur. On le restaure ailleurs, dans un autre dossier, et on l’ouvre. Si ça coince, on le note, on corrige la tâche. Une fois. Pas un projet.

Odoo Online : la documentation et le contrat de service cloud parlent d’une sauvegarde quotidienne. On peut télécharger une archive ZIP depuis le gestionnaire de bases. Cette semaine, on en prend une, on la pose ailleurs que sur le PC du gérant. En installation locale, c’est vous : base et stockage des fichiers, sur une autre machine, avant la moindre mise à jour.

En janvier 2026, le CCB a écrit sur les sauvegardes immuables : une copie qu’on ne peut plus modifier ni supprimer. Pour une PME de vingt, le premier pas reste le disque qu’on débranche.

Le RGPD, article 32, demande des mesures techniques et organisationnelles appropriées, adaptées au risque. Pouvoir rétablir les données dans un délai approprié, et tester que ça tient. Je ne suis pas délégué à la protection des données. L’Autorité de protection des données, dans son vade-mecum PME, met déjà la sauvegarde et les mises à jour automatiques dans les mesures accessibles à tous.

Comptes partagés, administrateurs oubliés

« Le mot de passe du NAS, c’est admin et le nom de la société. » Ça s’entend encore. Ou un compte Microsoft 365 à cinq, dans Teams.

Le CCB, toujours le Small : ne pas partager les mots de passe avec les collègues. Un compte utilisateur pour le quotidien, un compte administrateur à part, authentification multifactorielle sur les comptes d’administration. L’APD : un identifiant unique par personne.

Cette semaine, on ouvre la liste.

Microsoft 365 : utilisateurs actifs. Qui est encore dans la boîte. Qui a le rôle Administrateur général. Un ancien commercial avec encore l’accès, ça arrive. On désactive, on retire le rôle. Le gérant n’a pas besoin d’être administrateur toute la journée pour lire son courrier.

Google Workspace : console d’administration, utilisateurs. Pareil. Google impose déjà la validation en deux étapes sur les comptes administrateurs. Les autres, souvent, non.

Odoo : Paramètres, utilisateurs. L’identifiant d’administration de l’installation, partagé à trois, on le coupe. Chacun son compte, les droits du métier, pas plus.

Si vous avez Microsoft 365 ou Google Workspace, la double authentification. Le CCB : multifactorielle dès que c’est possible, toujours pour l’accès à distance, réseau privé virtuel ou bureau à distance compris.

Chez Microsoft, les paramètres de sécurité par défaut existent avec Entra ID Free. Centre d’administration Entra, Identité, Vue d’ensemble, Propriétés, Gérer les paramètres de sécurité par défaut. On les allume. Les organisations ouvertes après octobre 2019 les ont souvent déjà. Si quelqu’un les a coupés parce que c’était pénible, on les remet. L’accès conditionnel, c’est une autre licence. Je n’en fais pas un argument.

Chez Google : console, Sécurité, Authentification, Validation en 2 étapes. On autorise d’abord, on prévient l’équipe, ensuite on impose. Pas un lundi matin sans courrier.

Windows, Odoo, le NAS

Le CCB : installer les correctifs dès qu’ils sont là. Sur les PC, mises à jour automatiques par défaut. Un jour par mois pour le reste, si ce n’est pas automatique.

Windows : Paramètres, Windows Update. On vérifie que ça s’installe. On passe dans l’atelier, trois postes au hasard. Defender est déjà là ; on confirme qu’il n’est pas coupé.

Odoo Online : les correctifs, Odoo les pose, mises à jour automatiques sur le cloud. En installation locale, c’est vous : retélécharger le paquet du jour, l’installer par-dessus, redémarrer. Sauvegarde avant. Si un intégrateur a posé la machine, c’est encore lui.

Le NAS. Synology, QNAP, la marque qu’on a. On ouvre le panneau, micrologiciel, on installe. On change le mot de passe administrateur d’usine. On arrête d’exposer l’interface n’importe où sur Internet. Un réseau privé virtuel, ou on n’ouvre pas. Le Small insiste sur l’accès distant.

Ce qu’on fait réellement cette semaine

Un fichier restauré, ailleurs, ouvert.

La liste des comptes Microsoft 365, Google Workspace ou Odoo. Les gens partis, coupés. Plus de droits d’administrateur pour le quotidien.

Les paramètres de sécurité par défaut, ou la validation en deux étapes Google, allumés. Un message à l’équipe avant.

Windows Update sur les postes. Le NAS, micrologiciel.

Une copie hors ligne : un disque, débranché, dans un tiroir.

Si au bout de ça la restauration a échoué, ou la liste des administrateurs est illisible, info@z80.be, +32 494 111 041, www.z80.be — un pack d’heures, on fait le tour, pas une suite.

Si vous le faites deux fois, automatisez-le : par où une PME commence (factures, relances, pas un projet RPA)